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dimanche 18 mars 2012

エゾモモンガ [Ezo-momonga], polatouche momonga ou Emolga

Les Japonais connaissent plusieurs écureuils volants ou "polatouches" sur leurs trois grandes îles.
Nous présenterons le Pteromys volans erii (au nord dans l'île d'Hokkaido) puis le Pteromys momonga, une espèce plus petite (plus au sud, dans les îles d'Honshu et de Kyushu).

Etymologie :
"polatouche" : "Empr. au polon. polatucha, signifiant "écureuil volant" (CNRTL).
Le terme momonga signifie lui aussi "écureuil volant", Ezo-momonga permettant de distinguer l'écureuil de Sibérie qui vit sur Hokkaido (Ezo est une des autres appellations de l'île d'Hokkaido).

 1. Le polatouche ezomomonga, Pteromys volans erii
Pteromys volans orii sortis du nid, Utoro ©The Yomiuri Shimbun, Hokkaido


Photo parue dans le journal Yomiuri On Line, avec le titre en japonais [traduction] : "Des écureuils Pteromys volans orii sortis du nid, dans le quartier d'Utoro de la ville de Shari".

[Traduction de l'article original, devenu introuvable sur le site du journal :]
29 janvier 2004
     "Une famille de six écureuils volants de Sibérie (Ezo-momonga, エゾモモンガ) a pu être observée depuis quelques jours dans la forêt proche des bureaux provisoires "Shiretoko Ryûhyô" (ville de Shari, quartier d'Utoro) du journal Yomiuri. C'est comme si ces animaux voulaient soutenir la reconnaissance de la péninsule de Shiretoko en tant que patrimoine naturel mondial.
     Cette espèce est de la même famille que les écureuils momonga, d'une hauteur d'environ 15 cm avec des yeux tout mignons, ronds et noirs. Ils vivent dans de petites cavités à l'intérieur des arbres morts dans la forêt. Afin de se protéger du grand froid lorsque la température avoisine les -10°C, ils se blottissent les uns contre les autres pour se réchauffer durant la journée.
     La petite famille, sortie de son nid avant le coucher du soleil, a étendu ses ailes et s'est envolée en planant. "
source : The Yomiuri Shinbun
Pteromys volans orii à Higashikawa (Hokkaido) ©Tokumi, 31 mars 2009


2. Le polatouche momonga, Pteromys momonga
Le momonga est bien moins connu et a donc été moins étudié que les autres Pteromys.

Parmi les Pteromys, seuls les momongas sont des animaux nocturnes, ce qui rend difficile leur observation et donne l'impression qu'ils sont en nombre de plus en plus restreint :
"Japanese flying squirrels are strictly nocturnal and silent in flight. They rarely remain on the ground, instead spending their time in the trees. During the day, these animals can be found in their nests or in a hole in trees. They emerge at dusk, moving quickly about the treetops. This is probably a predator-avoidance adaptation." (source)
Japanese Flying Squirrel (Pteromys momonga), dessin ©I. Foitová (Křížanová), 17 octobre 2009)


3. Seule la variété japonaise, Pteromys momonga, est à l'origine de la figure d'Emolga, l'un des très nombreux Pokémon
Emolga ©Nintendo

Autres images du Pokémon Emolga :
http://it.wikipedia.org/wiki/File:587_Emolga.png (© accordé par Nintendo uniquement à Wikipedia-Italie)
http://www.mypokecard.com/fr/Galerie/Pokemon-Emolga-18
http://legendepokemon.blog4ever.com/blog/lire-article-412717-2213994-emolga_le_emonga.html
http://www.pokebip.com/pokemon/pokedex/pokedex_5G_fiche614__Emolga.html


4. Momonga/Emolga : très belle version hybride Polatouche/Emolga, création d'artiste
Pokémon: Emolga (©Kerynean, 14 mars 2011)
L'artiste a semble-t-il voulu faire une représentation réaliste du Pokémon Emolga, plus proche des momonga.


5. Dessin ancien tiré d'un ouvrage de P.F. von Siebold
Source : Université de Kyoto qui a numérisé l'ouvrage
Siebold (Philipp Franz von), 1842, Fauna Japonica, Mammalia-Reptilia, p. 47 (ill. 14).
Pteromys momonga, illustr. 14 ©Kyoto University Library, 2000

Documentation :
Pteromys volans
Pteromys momonga
http://www.angelfire.com/realm2/lex_exotics/jdflyingsquirrel.html (Pteromys momonga)
Watkins, T. 2002. "Pteromys momonga" (On-line), Animal Diversity Web. Page consultée le 11 mars 2012 (Pteromys momonga)

Autres photos sur les polatouches (toutes espèces et variétés malheureusement confondues) :
http://udivit-sozdaniy.livejournal.com/45181.html
http://eucaryotes.fr/polatouche_070.htm
http://undeadmolly.blogspot.com/2007/04/sunday-morning-buffet-momonga.html
http://momonga.cside.com/momokoto/gsmon/post01.htm
http://blog.goo.ne.jp/maro1577/e/b6b7a7b02b04176531218e2e9ea88756

Vidéos :
http://www.youtube.com/watch?v=x6YyMBQSK-M (vols)
http://www.youtube.com/watch?v=xWPruY7uyeQ&feature=related

vendredi 3 février 2012

Spécial « […] bizarre… bizarre ? Comme c'est étrange ! »*

*Célèbre tirade de Louis Jouvet, dans le film "Drôle de drame" de Marcel Carné (1937)

  Il y a plus de 1 560 000 espèces répertoriées sur Terre, mais on estime qu'il en existerait entre 5,5 millions et 20 millions. Ces chiffres comprennent tout ce qui vit, depuis les bactéries et les virus jusqu'aux plus gros des vertébrés, en passant par les végétaux, les mollusques, les crustacés, les insectes, les araignées...
   Il reste encore au moins 4 millions d'autres espèces à découvrir parmi tous les êtres vivants. Le problème est que parmi celles-ci, il y en a une partie qui disparaît naturellement et une autre qui disparaît à cause de l'activité humaine, donc beaucoup d'espèces disparaissent avant même qu'on ait pu les découvrir !
   Dans ce billet, je vais donc vous présenter rapidement une série d'espèces plus ou moins connues qui pourront vous paraître étonnantes ou étranges.

The long-eared jerboa ©Oyunhishig Uuganbadrakh, Mongolian Edge fellow

La gerboise à longues oreilles, ci-contre, est une espèce qui a été découverte plutôt récemment, dans  l'écozone du Paléartique.











Ci-dessous, un crabe de cocotier, qui, comme vous pouvez le voir, est aussi gros qu'une poubelle ! On n'aimerait pas retrouver ça derrière la nôtre... Un billet lui est réservé ici.
Giant coconut crab ©Brian Fernandez?
août 2007, in the Christmas Island Detention Centre

Bug-Eyed Baby Aye-Aye Debuts ©National Geographic


Ci-contre un bébé aye-aye, un primate vivant à Madagascar.

Ci-dessous, on peut voir la plus petite espèce de grenouille au monde, la Paedophryne amauensis, installée sur une pièce que l'on appelle "dime", une pièce valant un dixième de dollard américain mesurant 17,91 mm. Donc cette grenouille fait moins d'un centimètre de longueur !
Si vous voulez en savoir plus sur d'autres espèces de grenouilles, cliquez ici.

World's smallest Vertebrate! ©Christopher Austin, Louisiana State University

New Horned Viper Found in "Secret" Spot ©Michele Menegon, Science Museum of Trento

Atheris matildae ou "Mathilda", la vipère à cornes.

Galápagos tortoises ©Mandy Quayle, Solent News












Sur la photo ci-contre, on peut voir une patte d'une tortue géante des îles du Galapagos et son bébé. Le bébé fait à peu près la taille d'une main humaine adulte, alors imaginez la taille de la mère...ou regardez ici.



The Momonga ©via Biodiversity News

Ces mignons petits rongeurs ne vivent qu'au Japon ! En effet, ils appartiennent à la race des Polatouche et ce sont des écureuils volants japonais. Leur description plus en détail ici.

Leaving a Mark  ©Suzanne Long



Ces escargots de mer violets déteindraient-ils ?











Portugiesische Galeere @SvenGrand, Wikipedia


Quelle est cette chose échouée sur la plage ? Serait-ce une sorte de plante, une bulle, une méduse ? Une seule de la réponse est la bonne : c'est une sorte de siphonophore...mais qu'est-ce qu'un siphonophore ? Peut-être y aura-t-il la réponse dans un prochain billet ?

@Taro Taylor, Wikipedia


Vous pouvez voir ci-contre un Glaucus atlanticus et un Glaucus marginatus. Ces magnifiques créatures paraissent irréelles : on les dirait sorties de notre imagination et dessinées sur ordinateur... Mais elles existent réellement ! Où existent-t-elles, quelles sont-elles ? Je vous donnerai toutes ces réponses dans un prochain billet.

Cabra cornudo unida ©Latrola.net, Revista digital de entretenimiento

Serait-ce une sorte de licorne ? Ou juste une chèvre qui aurait eu ses cornes fusionnées suite à une malformation génétique ?
Si vous vous demandez quels animaux ont pu inspirer le mythe de la licorne, je vous invite à aller voir les billets que j'ai déjà faits à ce sujet ici : introduction, les narvals, le rhinocéros et les autres animaux ayant inspirés le mythe de la licorne.







dimanche 15 janvier 2012

Une licorne ? (partie 4)


Les autres animaux :
Dans le dernier billet, nous nous demandions quels étaient les animaux qui avaient pu prêter leur forme à la licorne : certains animaux comme l'oryx ont deux cornes mais semblent n'en avoir qu'une. D'autres ayant des cornes spiralées ont entretenu le mythe de la licorne.
Des animaux à deux cornes ont pu, suite à un accident, en perdre une ou encore, plus rare, naître avec une seule corne ou avec les deux cornes soudées n'en formant qu'une seule, malformation que l'on appelle "monstruosité".

L'oryx :
L'oryx d'Arabie (Oryx leucoryx)

Brehm, 1865, Illustrirtes Thierleben..., p. 549.
Les cornes de l’oryx sont longues d’environ un mètre, torsadées, fines, presque parallèles, très rapprochées et légèrement incurvées vers l’arrière. Comme elles sont très rapprochées et fines, cela peut expliquer que l’on ait pu croire de loin qu'il n'avait qu'une seule corne. C'est encore plus évident lorsque l'on regarde la photo couleur de cet oryx algazelle (Oryx dammah).






L'éland :

L'éland (Boselaphus Oreas)
Brehm, 1865, Illustrirtes Thierleben..., p. 556.




L’éland porte lui aussi de belles cornes torsadées, mais son allure est moins élancée et surtout bien moins élégante que l’image classique de la licorne. Cet éland est très répandu en Afrique australe.












Autres animaux :
L'addax ou antilope à nez tacheté (Addax nasomaculatus)
Brehm, 1865, Illustrirtes Thierleben..., p. 553.


L'aspect torsadé des cornes de l’addax, sa robe blanc-jaunâtre et ses sabots larges étaient des éléments de description proches de ceux utilisés pour la licorne... Ses cornes ondulées, vendues séparément, ont sans doute continué à alimenter le mythe de la "corne" de licorne.





Chevreuil à une corne (©Nemo, site Monpanache.com)



Enfin, certains animaux, comme la chèvre, le mouton, le chevreuil ont pu présenter une malformation en naissant avec les deux cornes soudées en une seule, ou naître juste avec une corne. Cette particularité a pu elle aussi alimenter la légende de la licorne, car pour les gens du Moyen Âge, on franchissait facilement la limite entre le naturel et le surnaturel.
Le chevreuil est présenté dans un journal italien du 13 juin 2008 (en ligne ici), traduit en français le 14 juin par un journal de l'île Maurice (ici).







Nous laisserons le mot de la fin à Bruno Faidutti : « Ce qui différenciait la licorne du griffon, du dragon ou du basilic, ce qui créait cet attachement fort et calme à son image, cette véritable volonté de croire qui fit voir l'animal en Inde ou en Éthiopie, ce qui en faisait une créature nécessaire et non un monstre éphémère parce qu’accidentel, c’était simplement sa beauté, son charme. » (t. 2, p. 300)

Sources :

– Brehm, Alfred Edmund, 1865, Illustrirtes Thierleben: eine allgemeine Kunde des Thierreichs, Zweiter Band, Hildburghausen: Bibliographisches Institut (ici)
– Faidutti, Bruno, 1996, Images et connaissances de la licorne (fin du Moyen Âge - XIXe siècle), thèse de Doctorat en Sciences littéraires et humaines, Université de Paris XII, 30 novembre 1996, 2 tomes. (ici)
– Sur Wikipedia : l'oryx et l'oryx algazelle.

dimanche 8 janvier 2012

Une licorne ? (partie 3)

Le rhinocéros :

Tout animal avec une corne unique a pu paraître étonnant, qu'on l'ait appelé unicorne (nom latin), monoceros ou rhinocéros (noms grecs), capricorne marin, onagre ou loup marin.
La licorne et le narval pouvaient être confondus à cause de leur corne (on a vu que c’était même une dent chez le narval) et c'est bien la seule partie que les explorateurs ont pu rapporter de leurs expéditions.
Cela n'explique pas comment a pu émerger la silhouette de la licorne. Quels sont les animaux qui ont pu lui prêter leur forme ? Nous allons voir ci-dessous comment le rhinocéros, qui n'a qu'une seule corne, a été longtemps confondu avec la licorne.


Le rhinocéros d'Inde (Rhinoceros unicornis)
Brehm, 1865, Illustrirtes Thierleben..., p. 750.
Rhinocéros vient du grec rhinos, “nez”, et de keras, “corne”. C'est en effet un des rares mammifères à porter une et parfois deux cornes sur son nez et non pas sur le front comme c'est habituellement le cas chez les animaux portant des cornes.
La licorne a longtemps été appelée rhinocéros, car on ignorait tout du vrai rhinocéros. Cela ne fut plus vrai à partir de 1513 quand un rhinocéros bien vivant fut envoyé en cadeau au roi du Portugal. Mais si les "savants" firent rapidement la distinction entre les deux animaux, la confusion persista dans l'esprit des gens et mit du temps à se dissiper.
Par la suite, quand les témoignages de l'existence du narval, licorne des mers, arrivèrent, cela obligea les illustrateurs à différencier nettement  l'image de la licorne de celle du rhinocéros. On commença à représenter la licorne de manière plus conforme aux descriptions anciennes : silhouette chevaline, barbiche et sabots fendus de la "blanche cavale". Cela se fit en reprenant la forme d'autres animaux lui ressemblant, mais n'ayant pas une unique corne, comme on va le voir par la suite.


Sources :

– Brehm, Alfred Edmund, 1865, Illustrirtes Thierleben: eine allgemeine Kunde des Thierreichs, Zweiter Band, Hildburghausen: Bibliographisches Institut (ici)
– Faidutti, Bruno, 1996, Images et connaissances de la licorne (fin du Moyen Âge - XIXe siècle), thèse de Doctorat en Sciences littéraires et humaines, Université de Paris XII, 30 novembre 1996, 2 tomes. (ici)
– Sur Wikipedia : le rhinocéros.

lundi 2 janvier 2012

Une licorne ? (partie 2)

Les narvals ou licornes des mers :
Brehm, Alfred Edmund. 1865, Illustrirtes Thierleben: eine allgemeine Kunde des Thierreichs. Zweiter Band. Erste Abtheilung: Die Säugethiere. Zweite Hälfte: Beutelthiere und Nager. Zahnarme, Hufthiere und Seesäugethiere. Hildburghausen : Bibliographisches Institut, II, p. 832.

   La première espèce liée directement au mythe de la licorne est un cétacé, le narval (Monodon monoceros), d'ailleurs appelé "licorne des mers". En effet, la plupart des mâles de cette espèce, ainsi que quelques femelles, possèdent une longue dent qui peut atteindre jusqu’à 3 mètres de longueur et peser jusqu’à 10 kilogrammes ! La particularité de cette dent est qu’elle est toujours torsadée dans le même sens (de droite à gauche en partant de la pointe).
   Par ailleurs, cette dent – sur le maxillaire gauche du narval – est constituée d’une manière très originale : l’émail de la dent est à l’intérieur tandis que la “pulpe” est à l’extérieur. En effet, la dent possède plusieurs millions de terminaisons nerveuses à l’extérieur de cette dent : cette dent est donc un organe de détection sensorielle très sensible permettant de détecter les différentes pressions ou températures ainsi que les différents degrés de salinité de l'eau. De plus, cette dent n’est pas vraiment rigide : elle peut se tordre de 30 centimètres dans n’importe quelle direction sans se briser !

   Le narval est surtout répandu dans le détroit de Davis, entre le Groenland et l'île de Baffin. Sinon, il est plutôt dans la zone arctique, au nord de la planète, et descend très peu vers le sud (rarement plus bas que le 65e degré de latitude).
   Comme cette espèce était déjà rare, les navigateurs qui avaient réussi à trouver une dent de narval la revendaient plusieurs fois son prix en or, en déclarant que cette dent était une corne de licorne.

   Ce n’est qu’en 1704 que fut établi le lien entre cette “corne”, rapportée comme “preuve” de l’existence des licornes, et les narvals.



Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Licorne
http://www.faidutti.com/unicorn/unicorn.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Narval
http://www.futura-sciences.com/fr/definition/t/zoologie-2/d/narval_9654/
http://didrit.perso.sfr.fr/Anthropo/Licorne0.htm

mercredi 7 décembre 2011

Le rat

Le contenu de ce billet est tout particulièrement inspiré du documentaire de France 5 "Le rat, roi de la débrouille" (liens vers la vidéo complète, en 5 morceaux de 10 minutes environ, à la fin de ce billet).

Le nom de "rat" viendrait de l'onomatopée ratt, correspondant au bruit que fait l'animal en grignotant.
Le rat est un être exceptionnel à tout point de vue. En plus d'habiter sur toute la planète, il a des capacités de survie extraordinaires d'une part grâce à son physique et d'autre part grâce à son intelligence.

Rat domestique, sélection d’élevage de Rattus norvegicus (ici un rat albinos)


I - Son physique exceptionnel :
  1. Ses pattes : Grâce aux fibres solides et denses des muscles de ses pattes, le rat peut faire des bonds faisant cinq fois sa propre longueur (il mesure entre 20 et 30 cm sans compter la queue).
  2. Sa queue : La queue du rat, plus grande que la taille du rat lui-même, est d'abord très importante pour son équilibre. Cette queue est flexible et si un rat tente de se déplacer sur un câble, alors sa queue lui servira de contrepoids, comme pour un équilibriste, pour ne pas tomber. Si jamais le câble bouge, alors le rat se servira de sa queue comme d'un 5e membre, d'une 5e patte, et enroulera sa queue autour du câble pour ne pas tomber.

Vidéo n°1 sur la queue du rat :

  1. Son odorat : Il est deux fois plus fin que celui de l'être humain, malgré sa petite taille ; c'est pourquoi l'odorat du rat a souvent été utile à l'être humain.
    Les rats, après dressage, ont par exemple servi à détecter des mines antipersonnel au Mozambique à l'odeur des explosifs.
    Ils peuvent même flairer l'odeur de la bactérie de la tuberculose parmi des échantillons de salive d'un laboratoire : ils arrivent à vérifier la présence de cette bactérie dans 300 échantillons différents en une heure seulement, alors qu'un laborantin (personne qui travaille dans un laboratoire) n'en analyse que 20 en une journée !
  2. Ses griffes : Elles permettent au rat de grimper sur presque n'importe quelle surface ; elles sont aussi pointues qu'une aiguille et très résistantes.
  3. Sa contorsion : Quand la tête d'un rat rentre dans un trou, alors le rat peut aussi y faire passer tout le reste de son corps. En effet, sa cage thoracique peut s'aplatir et se plier, ce qui lui permet de passer dans de tout petits trous.

Vidéo n°2 sur la contorsion du rat :

  1. Excellent nageur : Il nage à l'aide de ses pattes : il se propulse avec ses pattes arrières, se dirige avec ses pattes avant et se sert de sa queue comme d'un gouvernail. Il peut nager pendant 3 jours sans s'arrêter et retenir sa respiration sous l'eau pendant 3 minutes !

Vidéo n°3 montrant le talent de nageur du rat :

  1. Ses oreilles : Elles sont composées de minuscules tympans permettant de capter les ultrasons produits par ses congénères. Ces ultrasons ne sont presque pas audibles pour les humains, c'est pourquoi ces derniers utilisent des machines pour détecter et analyser leurs différents "cris".
  2. Ses dents : Elles sont aiguisées comme des rasoirs et augmentent d'un centimètre tous les mois ! D'où leur besoin de ronger constamment même lorsqu'ils n'ont pas vraiment faim. Grâce à leurs dents et leur force, certains rats ont réussi à ouvrir la porte d'un frigo !
  3. Sa reproduction : En un an, un seul couple de rat peut avoir 15 000 descendants !
  4. Son adaptation physique et mentale : Au début, pour ne pas être envahi par les rats, les gens avaient appel au service de dératisation. Mais le rat a commencé à s'adapter peu à peu aux toxines des poisons, donc le poison n'avait plus d'effets sur certains rats. De plus, les rats se sont adaptés en devenant méfiants : lors de leur repas, ils ne gouttaient plus qu'une toute petite partie de la nourriture et ne continuaient à manger que s'ils n'étaient pas malades.
N.B. Les dératiseurs ont donc trouvé une faille dans le raisonnement et face à la méfiance des rats en utilisant des poisons qui n'agissent qu'au bout d'une semaine.
Cette manière de s'adapter à son environnement et de vérifier si sa nourriture est saine est déjà une forme d'intelligence. Nous allons voir dans la deuxième partie comment les rats arrivent à nous surprendre avec cette autre facette.

II - Son intelligence :
  1. Son anticipation : Quand le rat entre dans une salle, il envisage plusieurs scénarios possibles et prévoit différentes issues en cas de danger.
  2. Sa mémorisation : Il enregistre chaque détail de son environnement lorsqu'il se déplace : la distance entre les objets, le temps mis pour parcourir certaines distances... S'il trouve à manger, il se remémore alors le chemin qu'il a parcouru pour pouvoir retrouver cet endroit intéressant. Mais il se remémore ce chemin d'une manière plutôt inhabituelle : il le retrace à l'envers, du point d'arrivée, là où il se trouve, jusqu'à son point de départ.
  3. Sa curiosité : On a pu voir par certains faits que le rat pouvait être curieux.Lors d'un test pour voir la capacité de mémorisation du rat, on cachait un cookie dans un labyrinthe parsemé d'objets différents pouvant servir de repères au rat. Celui-ci mettait quelque temps à le trouver, puis un nouveau cookie était disposé au même endroit, et ainsi de suite. Au bout de plusieurs fois, le rat prenait directement le bon chemin allant jusqu'au cookie, prouvant sa bonne mémoire. Puis, lassé de ce petit festin, le rat commençait alors à explorer les alentours et à essayer de grimper sur le labyrinthe pour trouver autre chose à manger, montrant une curiosité spécifique au rat qui ne se satisfait jamais de ce qu'il a et cherche toujours de nouvelles choses.
    Le rat est aussi, grâce ou à cause de sa curiosité et de sa soif d'exploration, parvenu à grimper jusque dans les toilettes de personnes qui habitaient parfois au 3e étage ! Il avait donc remonté les tuyaux des égouts jusqu'à trois étage au-dessus et se retrouvait piégé dans la cuvette des toilettes. C'est grâce à sa capacité de bien nager et de retenir son souffle, ainsi qu'à ses griffes et au fait qu'il puisse se contorsionner qu'il a pu
    traverser tous les tuyaux et arriver jusque-là en vie.

Vidéo n°4 sur un rat parcourant la tuyauterie menant à des toilettes :

  1. Sa capacité à communiquer avec les autres rats : Le rat n'est pas égoïste et pense à la survie de son espèce : quand il y a un danger ou un risque pour les autres rats, il les prévient pour qu'ils se protègent, se cachent ou s'enfuient. Quand un rat revient après avoir mangé, qu'il est toujours vivant et qu'il ne semble pas malade, les autres rats reniflent alors son haleine pour sentir ce qu'il a mangé pour pouvoir manger à leur tour la même nourriture, sans danger.
  2. Sa capacité à comprendre l'être humain : À force de côtoyer l'être humain, le rat est capable maintenant d'évaluer très vite le danger venant d'un être humain, l'observation lui permettant de savoir si ce dernier lui veut du mal ou pas.
Le rat peut donc s'adapter à n'importe quelle situation, physiquement et socialement, traverser n'importe quel danger et tout cela grâce à ses capacités exceptionnelles qui ont pu être longuement étudiées en laboratoire et dans la vie courante.

Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rat
Documentaire sur les rats passé à la télévision sur France 5, en cinq parties :
Le rat, roi de la débrouille (partie 1)
Le rat, roi de la débrouille (partie 2)
Le rat, roi de la débrouille (partie 3)
Le rat, roi de la débrouille (partie 4)
Le rat, roi de la débrouille (partie 5)

dimanche 16 octobre 2011

Spécial "sac-à-puces"


  La plupart des gens qui ont approché de près ou de loin des hérissons savent qu'ils abritent contre leur gré beaucoup de petits parasites : des puces, des tiques, voire des poux... Mais les avez-vous déjà vu se gratter ?
Cette photo, plutôt étonnante, a été prise par ma petite soeur lors d'une visite de Guédelon (http://www.guedelon.fr/).

Les hérissons sont un groupe de petits mammifères insectivores, leur nom dérivant du latin ericius. La particularité de ce groupe d'animaux est la rigidité de leurs poils agglomérés et piquants.
Les hérissons sont semi-nocturnes : ils chassent des insectes ou des escargots le plus souvent au début de la nuit. Quand on entend dans la nuit noire des bruits de pas dans les feuilles sèches, et qu'on va regarder ce que c'est, on découvre à la lumière de la lampe un minuscule hérisson qui reste immobile, pensant ainsi qu'on ne le verra  pas.

© Walter Heubach (German, 1865–1923)



Si vous voulez plus d'informations sur les hérissons :
La LPO Champagne : http://champagne-ardenne.lpo.fr/agenda_des_oiseaux/septembre/herisson.htm
et un autre très complet, car le texte est entièrement tiré du numéro 77 de La Hulotte : http://www.vallee-du-ciron.com/Nature/mamifere/Herisson/Herisson.htm


La Hulotte, le journal "le plus lu dans les terriers" : http://lahulotte.fr/

La FCPN fait de la publicité pour le numéro 77 sur le hérisson : 
http://www.fcpn.org/publications_nature/Mammi/journal-la-hulotte-77-herisson